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J’ai eu Ibiza quand j’avais treize ans. J’ai choisi son nom sur le dictionnaire un après midi où j’étais malade. J’imaginais l’île d’Ibiza avec de vieilles maisons blanches et des ânes qui tirent des charrettes sur des chemins encore pavés.
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Je n’ai pas su l’aimer la première année où je l’ai eu. J’étais en colère pour beaucoup de chose dont la mort de mon premier chat « Happy. » Je trouvais Ibiza moche, bête et méchante à côté de celle que je venais de perdre. Un jour où j’étais en colonie de vacances en 1994, j’ai parlé de ces deux chattes à l’infirmière du camp. Elle m’a dit : Si tu compares toujours Ibiza à Happy, jamais tu ne pourras l’aimer. Essaie de regarder Ibiza comme elle est, et non comme l'était Happy. Et là, tu pourras l’aimer »
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L’infirmière avait raison. J’ai appris à connaître Ibiza et j’ai appris à l’aimer. Grâce à çà, j’ai aussi compris une chose, chaque être est unique c’est pour cela qu’il ne faut jamais comparer deux personnes, surtout quand il s’agit d’amour.
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Ibiza a pour grande qualité de comprendre ma tristesse. Quand je pleure, elle se met sur moi et ronronne comme pour me consoler. Et je trouve qu’il n’existe pas de plus joli son que le ronronnement d’un chat.
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Quand j’étais encore collégienne, elle ne voulait pas me laisser partir le matin. Elle me courait après et m’attrapait les jambes. Dans un sens c’est mignon ! Dans un autre, je ne me désinfectais pas les griffures pour ne pas être en retard à l’école. Ce qui m’a valu un peu plus tard au total huit semaines d’hôpital pour une infection dans le cœur.
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Maintenant je suis plus prudente quand je me fais griffer mais cela n’a pas atténué mon amour pour elle. Et je suis heureuse de la voir dormir en ce moment à côté de moi. J’ai peur de la perdre. Mais elle n’a que douze ans. Un chat peut vivre beaucoup plus longtemps que ça.
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